
Au total, 800 000 entreprises ont ainsi décidé de reporter 42 milliards d'euros d'investissements, soit un investissement moyen d'environ 54 000 euros chacune.
Pessimisme dominant sur la reprise économique
En tête des explications : le refus (ou la peur du refus) de leur banque (16%), des investissements n'ayant aucun caractère impératif (34%), mais surtout une situation financière trop fragile (58%) et une période guère propice à la prise de risques (57%).
Malgré les mesures de relance engagées par le gouvernement, les dirigeants de TPE sont en effet encore plus pessimistes aujourd'hui qu'au premier trimestre sur les chances de reprise : selon les trois quarts des dirigeants interrogés, le premier plan gouvernemental a eu peu ou pas d'impact sur leur activité. Résultat : 50% ne prévoient pas un retour de la croissance avant 2010 (contre 56% en janvier) et 35% n'attendent pas d'amélioration avant 2011 (contre 28% en janvier).
Un pas de plus dans le cercle vicieux de la récession
Cette prudence accrue n'est pas une bonne nouvelle pour l'économie du pays. "Ce report a surtout pour conséquence de freiner l'activité car les investissements des unes sont les investissements des autres. C'est là où ça joue sur l'activité macroéconomique et donc sur l'emploi", souligne Jean-Marc Jaumouillé, directeur chez Fiducial.
"Aujourd'hui, elles rentrent un petit peu dans leur coquille, elles font moins d'investissements parce que cela a des risques sur leur pérennité et parfois sur le patrimoine personnel même des dirigeants. Elles se recroquevillent donc un petit peu. Mais dès que les vents seront là, de par leur souplesse et leur capacité d'adaptation, elles repartiront de l'avant. Il n'y a pas de difficultés. Aujourd'hu,i elles passent la crise, elles courbent le dos en attendant des jours meilleurs", poursuit-il.
En attendant, les conséquences de la crise continuent à se faire sentir sur l'emploi des TPE : au second trimestre 2009, les licenciements visant à palier une baisse du chiffre d'affaires ont augmenté de 17% par rapport au début 2009 (53% de celles qui ont supprimé des postes au cours des trois derniers mois).

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