
Absolument rien ne peut en effet justifier le niveau délirant de volumes qui a animé le marché mardi 30 juin au matin. A Londres, où on échange d'habitude 500 000 barils, les transactions sont montées à 16 millions en une heure !
Un marché propice aux dérapages ?
Après examen, il semble qu'il s'agisse d'une nouvelle affaire de "trader fou". Ce courtier s'appelle Steve Perkins et travaille pour PVM Oil Associates, un cabinet de courtage. Ses énormes positions, non autorisées, se sont soldées par une perte sèche de 10 millions de dollars.
Une enquête interne est en cours pour déterminer quelles étaient les motivations de ce trader. Beaucoup estiment curieux qu'à lui seul Steve Perkins ait pu déclencher une telle agitation.
Mais de l'avis général, le marché pétrolier reste tout à fait propice à ce genre d'agissements. Le "tout virtuel" aurait transformé le marché en véritable casino électronique, de l'aveu même du cabinet PVM.

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