Selon un contrôleur parisien, à Orly, avant la retraite, prise à 57 ans, le salaire atteint environ 6 500 euros nets. Des conditions de travail qui peuvent faire rêver les Français, admet ce même contrôleur... qui souligne néanmoins que ses collègues étrangers sont beaucoup mieux lotis, avec un salaire mensuel de 15 000 euros dans certains pays européens. (Photo : contrôleur du ciel de Swiss Air à l'aéroport Cointrin de Genève le 3 décembre 2009).
Les contrôleurs aériens sont, dès leur sortie de l'Ecole nationale de l'aviation civile, des fonctionnaires de catégorie A : ils gagnent alors environ 2 000 euros net par mois, en étant considérés comme "stagiaires". Un salaire qui va doubler après quelques années, avec des primes qui varient selon l'ancienneté, les responsabilités et la taille de l'aéroport...
Les professionnels justifient ce statut spécial par la concentration et le stress inhérents au métier : le contrôleur doit éviter les collisions en gérant en même temps plusieurs paramètres, de la masse des avions à la météo en passant par le temps de réaction des pilotes. (Photo : piste d'atterrissage de l'aéroport de Zaventem en Belgique).
Un contrôleur aérien français travaille 32 heures par semaine et dispose de 56 jours de congés. Mais pour chaque tranche d'environ deux heures travaillées, il enchaîne avec une demi-heure à une heure de pause. En tout, cela représente donc 24 heures de travail effectif par semaine. (Photo : contrôleurs aériens à l'aéroport de Roissy le 1er août 2005).