Washington a qualifié d'agressives les activités des autorités chinoises pour censurer la libre expression sur Internet mais il semble hésiter à aller plus loin. De son côté,le Congrès fait monter la pression sur le Trésor américain pour qu'il accuse Pékin de sous-évaluer sa monnaie pour doper ses exportations. A suivre...( Photo : le Capitole).
A cela s'ajoute l'affaire Google. Le géant informatique s'est plaint, le 12 janvier, d'attaques ciblant des adresses courriel de militants chinois des droits de l'homme. Dans la foulée, il a menacé de fermer ses activités en Chine. Le groupe ne se dit plus disposé à censurer les recherches sur le site chinois. Un sénateur américain démocrate s'inquiète de voir des multinationales du secteur des communications collaborer avec les censeurs chinois. Richard Durbin a adressé une lettre à Apple, Facebook, IBM, Nokia ou encore Twitter pour leur demander d'expliquer leur comportement. (Photo : au siège de Google à Pékin le 15 janvier 2010).
Pékin a ainsi décidé de suspendre ses échanges militaires avec Washington après le contrat d'armement signé entre l'administration Obama et Taiwan pour près de 6 milliards et demi de dollars. La Chine a évoqué des sanctions appropriées envers les sociétés américaines impliquées. United technologies avec ses hélicoptères Black Hawk et Boeing avec ses missiles Harpoon sont au premier rang de ces groupes visés par Pékin( Photo: missiles élaborés par Boeing).
Hasard du calendrier, les objectifs diplomatiques du président américain seront au centre de la Conférence sur la sécurité du week-end prochain à Munich en Allemagne. L'occasion de faire le point après un an de présidence Obama. Et surtout d'évoquer l'attitude de la Chine dont les relations avec les Etats-Unis s'enveniment.(Photo : Barack Obama soutient la candidate démocrate Martha Coakley lors de la campagne pour l'élection sénatoriale partielle du Massachusetts, le 17 janvier 2010 à la Northeastern University à Boston).