D'ailleurs, la ministre de l'Économie et de Finances espagnole, Elena Salgado (photo), s'est rendue lundi à la rédaction du "Financial Times" à Londres, un journal très critique sur la situation économique et financière de l'Espagne.
José Blanco (photo), le ministre des Transports et numéro deux du Parti socialiste au pouvoir, a ainsi accusé les spéculateurs financiers internationaux qui freinent, selon lui, tout contrôle et régulation des marchés. Il va même plus loin, pointant du doigt les éditoriaux étrangers : "rien de ce qui arrive n'est fortuit et innocent" estime-t-il. "Et les commentaires apocalyptiques sur la situation économique de l'Espagne ne profitent pas à notre pays".
Après Londres lundi, le secrétaire d'État à l'Économie espagnol José Manuel Campa, est attendu à Paris mardi. Objectif : rassurer les investisseurs sur les capacités de l'Espagne à rembourser sa dette. La tâche s'annonce difficile dans le contexte actuel, d'autant que le gouvernement espagnol n'y va pas de main morte, dénonçant "les manoeuvres troubles des opérateurs financiers qui spéculent sur la dette espagnole". (Photo : le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero à la Commission européenne, le 29 avril 2009).