Les signaux sont contradictoires. L'euro reprend un peu de vigueur mais les craintes sur l'endettement de certains états demeurent. Il faut dire que les ministres des Finances européens du G7 réunis le week-end dernier au Canada ne se sont pas montrés déterminés à s'engager dans un plan de sauvetage des pays en difficulté.
C'est le chacun pour soi. Après l'Espagne, la Grèce vient d'affiner son plan d'austérité. Le gouvernement grec propose de retarder de 2 ans l'âge moyen de départ à la retraite. Ces décisions ne sont pas du goût des fonctionnaires qui doivent manifester mercredi contre ce plan. Le Portugal a a d'ores et déjà prévu une série de coupes budgétaires.
Les marchés maintiennent la pression
Les autorités espagnoles sont très remontées. Le ministre des Transports, José Blanco n'hésite pas à parler de "spéculateurs financiers internationaux ». Le secrétaire d'Etat à l'économie espagnol est à Paris aujourd'hui après Londres hier. Son objectif est de rassurer les investisseurs.
Malgré tout ,ces derniers restent très prudents. Pour preuve, l'évolution à la hausse du coût des contrats pour se prémunir contre un défaut de paiement de ces Etats
Une intervention de l'Union Européenne?
Certains commencent à parier sur une sortie à courte échéance de la zone euro de la Grèce. Est ce que pour autant la zone euro éclaterait? Non, répondent certains spécialistes.
Que doit faire l'Union Européenne? L'économiste en chef de la Deutsche Bank, la première banque allemande, estime qu'elle doit à titre exceptionnel, "tout entreprendre pour stabiliser la Grèce et l'euro".Les vingt-sept chefs d'Etats et de gouvernement de l'UE doivent se réunir jeudi à Bruxelles.

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