
Plus de chantiers au pas de charge ! Les partenaires sociaux semblent au moins d'accord sur ce point. Débordés par le nombre de dossiers à gérer, qui sont parfois insuffisamment structurés pour les mener de front, les organisations syndicales et patronales souhaitent du temps...
Les syndicats veulent freiner la réformer des retraites
Sur les retraites, d'abord : Nicolas Sarkozy va-t-il vouloir écourter les discussions sur les retraites pour boucler la réforme cet été ? C'est la question que se posent les leaders syndicaux et patronaux. Tous aimeraient en tout cas qu'il précise ses intentions, car jusque-là le Président de la république a été flou sur le calendrier.
Les organisations patronales ne semblent pas choquées à l'idée d'un calendrier resserré, alors que les syndicats sont vent debout et refusent par avance ce qu'ils qualifient de mascarade de concertation.
Une réforme rapide reviendrait en effet à agir sur les paramètres les plus évidents, c'est-à-dire la durée de cotisation et l'âge légal de départ à la retraite, sans remettre à plat les dysfonctionnements du système actuel.
Elle ne permettrait pas surtout une véritableu refonte des modes de financement : le niveau des taxes sur les stock-options et sur l'épargne salariale ou l'ampleur des prélèvements sociaux et des cotisations par exemple.
Un agenda trop chargé ?
Mais l'inquiétude pèse aussi sur les autres chantiers de l'agenda 2010. Les partenaires sociaux soulignent ainsi égulièrement qu'ils ont eux-mêmes lancé plusieurs délibérations ou négociations, sur les institutions représentatives du personnel, sur le paritarisme, sur la mobilité des salariés, sur les conséquences sociales de la crise.
De son côté, le gouvernement devrait prendre la main sur au moins deux chantiers : l'égalité professionnelle et la représentation des salariés dans les TPE, un dossier sur lequel Medef et CGPME ont renoncé à négocier et que Nicolas Sarkozy a évoqué dans ses voeux aux partenaires sociaux le mois dernier.

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