
C'est une sorte de retour aux sources. Pour reprendre l'expression d'un responsable syndical : "c'est une ironie de l'histoire, on revient aux PTT". On peut déjà acheter des cartes prépayées à La Poste, mais cette fois les choses iraient beaucoup plus loin : le groupe deviendrait lui-même un MVNO, un opérateur virtuel qui achète ses minutes en gros à Orange, SFR, Bouygues et bientôt Free. Comme les banques sont de plus en plus nombreuses à proposer de la téléphonie mobile, la Poste se lancerait donc dans la bataille des télécoms.
Des atouts dans la poche
C'est une manière comme une autre de compenser par une activité porteuse le déclin inexorable du courier. La Poste a quelques atouts à faire valoir, notamment son réseau physique gigantesque. 17 000 points de contact, c'est vingt fois plus qu'un opérateur comme Orange, souligne un expert, qui imagine déjà dans les bureaux de poste des îlots "téléphonie mobile", avec des conseillers spécialisés.
A double tranchant
Des points de contact seraient présents jusqu'au fin fond des zones rurales, contrairement aux opérateurs classiques. Une force de frappe qui pourrait attirer l'oeil des grands opérateurs. La Poste pourrait donc obtenir des conditions très favorables pour acheter ses minutes. Il faudra bien ça car aujourd'hui les MVO représentent 5% du marché.

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