
Les exigences sont excessives et vont avoir des conséquences catastrophiques pour l'ensemble de l'économie. C'est ce que qu'affirment l'ensemble des assureurs. Ainsi , les actions qu'ils détiennent dans les entreprises vont nécessiter bien trop de capitaux. Tous menacent de se désengager.
Quel changement de régime?
Henri de Castries, le patron d'Axa soulignait récemment:" aujourd'hui, 5 % de notre bilan est investi en actions, on va progressivement descendre à 3 %". Un assureur ajoute "qui va financer l'économie à notre place? Sans doute les fonds de pensions étrangers qui ne seront pas soumis à ces règles."
Des assureurs désabusés
Les compagnies insistent aussi sur les conséquences pour leurs clients. On va investir dans des produits moins risqués mais les rendements vont être plus faibles. Tous menacent donc d'augmenter leurs tarifs.
Les assureurs européens affirment pourtant qu'ils ont bien résisté à la crise et qu'il n'y a pas de quoi instituer des règles si strictes.L'un d'eux regrette: "On se heurte d'un côté à des techniciens, d'un autre à des politiques qui ne comprennent pas" . Ce qui leur laisse peu d'espoir.

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