Pierre Graff : Merci de me dire ça, c'est gentil. C'est vrai que nos résultats sont assez bons, assez satisfaisants. Pourquoi le sont-ils dans un contexte assez déprimé, je rappelle quand même que sur la place de Paris, on a perdu 4,7% de nos passagers par rapport à 2008, une année qui n'était déjà pas formidable.
C'est même un peu mieux par rapport à vos concurrents, sur certains aéroports européens de taille à peu près comparable ?
Plutôt mieux, seule la place de Londres a fait un peu mieux que nous, mais les autres sont nettement plus bas encore. On ne s'en sort donc pas trop mal. Il y a deux raisons majeures, la première, c'est que nous avons fait des efforts, c'était une année de rigueur, de vigilance et d'efforts, notamment avec un plan d'économies assez drastique et des recrutements bloqués. Ces efforts ont été payants, ça a tout de même servi.
La deuxième raison est plus structurelle, elle tient au fait que nous sommes à Paris, une place qui reste extrêmement attractive, ce qui explique aussi peut-être la différence par rapport à d'autres aéroports européens. Et peut-être une troisième raison, nous avons un modèle économique qui est assez solide malgré tout.
Ne serait-ce pas la principale raison ?
Sur le fond, je crois que c'est ça.
ADP, c'est aussi des commerces, vous êtes quasiment un centre commercial à part entière aujourd'hui ?
Je donne un exemple sur les commerces, c'est vrai que l'on a perdu 4,7% de nos passagers, mais pour autant chaque passager a acheté 9% de plus que l'an dernier, malgré la crise. Evidemment, ça compense et au-delà.
De gros investissements ont été réalisés, des grosses marques sont arrivées et ça continue ?
Absolument. Je me félicite tous les jours que l'on ait bien lancé le développement de nos commerces, parce que ces investissements sont très payants. Ça nous stabilise, c'est un très bon stabilisateur. On n'a pas fini, on a encore du grain à moudre, il y a encore de la place, il y a encore des agencements à réaliser, c'est une stratégie qu'il faut vraiment poursuivre et je dirais idem pour l'immobilier.

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