Yoelle Maarek : En fait, c'était vraiment le défi Recherche. Ce que l'on a réalisé, c'est que le nouveau front de recherche -en recherche informatique, il y a une ambiguïté sur le mot « recherche » en fait il s'agit de « search »- va être l'interface avec l'utilisateur.
Ce que l'on a tous réalisé, c'est que c'est là que ça se passe, c'est en fait le deal que l'on vient d'avoir, l'accord qu'il y a eu entre Microsoft et Yahoo, est complètement lié à ça, c'est là qu'il y a maintenant la guerre des moteurs de recherche.
Il faut expliquer aux auditeurs qui ne sont pas des spécialistes des nouvelles technologies : aujourd'hui la bataille se joue sur cette fameuse expérience de la recherche que vous nous proposez, c'est ça ?
Absolument, c'est exactement ça. Avec l'accord passé avec Microsoft, on s'est débarrassé, si l'on peut le dire ainsi, de la plomberie. On n'était pas nécessairement les plus forts. La plomberie, ce sont tous ces serveurs, tous ces milliers d'ordinateurs qui demandent beaucoup d'électricité et de clim, pour payer la clim.
Maintenant, on libère ces ressources, aussi bien physiques et financière que celles de nos neurones, et on se concentre à fond là où ça se passe, c'est-à-dire au niveau de l'interface avec l'utilisateur.
Qu'est-ce que vous allez nous faire vivre comme nouvelles expériences de recherche ? Quels sont les axes dans la recherche en ligne aujourd'hui ?
C'est ce qui m'a attiré de Google vers Yahoo, c'était clair que Yahoo avait toujours été assez innovateur sur ce front. On a eu des fonctions comme l'assistance de requêtes qui était chez Yahoo avant tout le monde, dans le monde entier, ça allait vraiment bien à l'époque.
Que vous avez mis en place chez Google ?
Absolument, c'est vrai.
Quand on tape un mot dans un moteur de recherche, Google ou Yahoo, il y a tout de suite automatiquement d'autres mots qui viennent s'associer, c'est à vous qu'on le doit ?
C'est moi chez Google, mais à l'époque je savais parfaitement que Yahoo l'avait lancé un an avant nous. J'ai toujours vu cette innovation de Yahoo, mais les gens ne le savaient pas assez. Il y a eu d'autres exemples, comme nos résultats riches : si vous avez un résultat sur Yahoo sur Wikipédia, vous allez voir que c'est extrêmement plus riche qu'un résumé classique, vous avez des photos, des liens. N'importe quel publisher, personne qui publie du contenu, peut faire la même chose.
Il y a énormément d'innovations, mais maintenant on va en faire encore plus, et on va les faire plus rapidement puisqu'on a plus de serveurs. Aussi, avec notre nouveau PDG, Carole Bartz, qui a beaucoup de tonus et qui nous inspire beaucoup, on y va à fond, ça se passe sur le « front end », ça veut dire sur l'interface. Si vous avez vu deux ou trois innovations, maintenant on espère vraiment en avoir des dizaines. Attendez-vous à des surprises...
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