
Laurent Mignon : Non, le marché était en forte baisse et les marchés ont été inquiétés hier à cause de ce qui se passait autour des doutes sur la dette grecque et je crois que c'est cela qui a fait le phénomène fond.
Donc vous gardez l'ouverture et son soupir de soulagement ?
Je garde les jours les précédant l'annonce des résultats, où le cours avait également beaucoup monté. Donc je crois que ça consolide les choses. Ce que le marché retient, et que j'ai lu d'ailleurs des commentaires des analystes, c'est que le redressement de Natixis est amorcé et est en bonne voie.
Cela fait le deuxième trimestre consécutif de résultats positifs. Des résultats qui sont élevés : 748 millions d'euros au deuxième trimestre et plus d'un milliard d'euros sur le premier semestre. Donc je crois que le redressement est amorcé avec des résultats opérationnels récurrents de 296 millions d'euros qui là aussi montrent la solidité et la contribution positive de chacun des métiers de Natixis.
Vous ne vous êtes donc pas contentés de désamorcer la bombe : c'est cela que vous avez voulu dire hier aux marchés ?
Je crois que l'on s'inscrit dans une perspective de redressement durable. Non seulement les résultats sont redressés et la solidité financière de l'entreprise a été réaffirmée et consolidée avec des ratios tier-one de 9,1 %.
C'est donc une banque qui a des fonds propres et qui est solide et une banque qui fait partie d'un groupe BPCE qui est solide et profitable. Et puis un plan stratégique et un avenir qui a été décliné autour d'un plan baptisé "New deal".
Une des clés du retournement est justement la garantie que vous a apportée BPCE ?
C'est un élément clé parce que dans la banque un des éléments très importants est la confiance. Un des éléments clés qu'il a fallu, c'était rétablir la confiance vis-à-vis des acteurs : les actionnaires, les clients, les salariés de Natixis. Et la garantie a été l'un des éléments qui a retiré l'inquiétude sourde qu'il y avait autour des actifs soi-disant toxiques de Natixis.
(...)

-0,2%
