
Grégoire Favet : on parle des résultats d’HSBC France ce matin. La plupart des banquiers nous disent en ce moment qu’ils sont « revenus à des métiers fondamentaux, des métiers historiques de la banque ». Est-ce que c’est le cas pour HSBC France également ?
Christophe de Backer : HSBC France affiche de très bons résultats puisqu’ils sont en hausse de 82 % ou de 170 % selon que l’on regarde le résultat comptable ou le résultat économique. Ils sont le reflet du développement de l’ensemble de nos activités de banque. Je vous rappelle que nous exerçons ce métier sur la base d’un modèle de banque universelle, donc c’est de la banque de détail, de particuliers et de PME, mais également de la banque de financement, d’investissement et de marché.
Donc finalement les résultats de cette année consacrent le succès du modèle de banque universelle et consacrent effectivement la capacité de la banque en France, mais du groupe plus généralement, à accompagner ses clients dans le développement de leurs affaires et de leurs investissements, qu’ils soient des clients particuliers, des PME, de grandes entreprises ou des Etats. Finalement de ce point de vue là, il y a peut-être effectivement un retour au métier traditionnel, sachant que je n’avais pas le sentiment qu’on l’ait beaucoup quitté.
Mais au sein de ce modèle universel, est-ce qu’il y a un rééquilibrage qui peut se lire à travers ces résultats entre les métiers de banque de financement et d’investissement (BFI) et de banque de détail pour particuliers et entreprises ?
Cette année effectivement, l’état des marchés de capitaux a permis à la banque de financement et d’investissement et de marché d’afficher un résultat très important. Finalement, nous avons accompagné nos clients, des entreprises, soit dans le cadre de leurs opérations de rapprochement, soit dans celui de leurs opérations de financement.
Elles n’ont pas tellement eu besoin de faire appel à nos capacités de crédit d’ailleurs, elles ont eu besoin d’HSBC comme intermédiaire pour aller sur les marchés de capitaux. Donc on les a aidés à émettre des actions ou des obligations, et on a aidé nos clients institutionnels finalement à se fournir en titres d’Etat. Donc finalement la banque de marché a bénéficié d’un environnement extrêmement favorable, mais qui est lié aux marchés eux-mêmes. Je vous rappelle que le montant et le volume des émissions a plus que doublé cette année, et ceci a forcément bénéficié et intéressé nos clients.
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